Microfel

Le Moringa, arbre originaire d’Inde, est arrivé il y a 300 ans en Afrique via la caravane de la soie. Se contentant de sols secs et pauvres, le Moringa a très vite trouvé sa place auprès des populations africaines qui s’en servaient aussi bien en cuisine qu’en médecine traditionnelle ou encore comme purificateur d’eau. La colonisation, qui a aussi signifié l’arrivée de l’industrie et des produits pharmaceutiques européens a malheureusement sonné le glas du Moringa. Alors qu’il bénéficiait de l’image sympathique de l’arbre à tout faire, il est devenu dans l’inconscient collectif « l’arbre du pauvre », celui qu’il valait mieux abattre dans son jardin. Progressivement, l’arbre a disparu, puis est tombé dans l’oubli, de même que tous les intérêts qu’il pouvait présenter.

 

Pourquoi réintroduire le Moringa en Afrique ?

Développer la filière Moringa aide à :

• limiter l’appauvrissement des sols : reconstitution de haies bocagères qui préviennent le ravinement des eaux ; fabrication de compost végétal  pour régénérer des terres peu fertiles

• lutter contre la malnutrition et de nombreuses maladies (grâce à la richesse en nutriments de ses feuilles et à la qualité nutritive de son huile)

• fournir un complément de revenus aux populations locales

• lutter contre le chômage des jeunes

 

Microfel

Association d’intérêt général à caractère humanitaire, MICROFEL (Micro Projets Fruits Et Légumes) a été créée il y a une quarantaine d’année par un groupe d’étudiants ingénieurs agronomes de la région nîmoise. Revenus de leurs stages dans des pays tropicaux pauvres, ils ont décidé de mutualiser leurs expériences et de poursuivre leurs actions de bénévolat. L’association compte aujourd’hui une soixantaine d’adhérents.

Les missions de Microfel visent à soutenir des microprojets de développement de fruits et légumes. En faveur et avec la participation active des populations rurales, l’association s’est centrée sur la culture du Moringa en agrobiologie (sans engrais chimique, sans pesticide et sans déforestation). Elle forme les agriculteurs aux techniques de culture (rotation des cultures, fabrication de compost végétal…), prête du matériel, aide à l’obtention de micro-crédits. Elle œuvre aussi pour la réhabilitation du Moringa dans la cuisine locale en éditant des livres de recettes.

Autant de projets qui contribuent à prévenir l’appauvrissement des sols, à sécuriser financièrement les populations locales en aidant les agriculteurs à vivre de leur activité, à lutter contre la malnutrition.

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